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Stage de lutherie chez Dominique Bouges - Lutherie

Publié par le
25/06/2008
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Je vais essayer de retracer modestement mon aventure et les moments passés auprès de Domique Bouges pendant un stage de lutherie à Curtil-Saint-Seine.
Pour ceux qui ne savent pas, Domique propose un stage de lutherie permettant de construire sa propre guitare sous sa direction.
J'ai choisi de construire le modèle OM inspiré par Martin.
Je tiens tout d'abord à remercier Dominique pour m'avoir autorisé à publier ces pages et ces photos.
Je le remercie ensuite pour sa gentillesse, sa patience et d'avoir répondu aux millions de questions que j'ai pu lui poser sur son art.
Merci enfin à sa famille qui m'a accueilli généreusement et qui a contribué à rendre mon séjour à Curtil si agréable.

Je passe le bonjour à Stéphane, un autre stagiaire de Dominique avec qui j'ai oeuvré quelques jours et qui m'a fait partager son expérience et ses impressions. Je trouve ça très enrichissant d'être avec un autre stagiaire, on multiplie les retours d'expériences et Dominique est suffisamment disponible pour tout le monde.

Denis.

Un moment inoubliable que celui où l'on joue pour la première fois l'instrument.



Jour 0 

17h23, arrivée en gare de Dijon. Je mets les pieds dans cette ville pour la première fois de ma vie. 17h30 : Rencontre avec Dominique…je me dis que j’ai de la chance d’être ici. On discute de guitare, de nous, de la vie. Arrivée à Curtil-Saint-Seine. Euh, voilà à quoi ressemble ma guitare pour l’instant.

 

Les bois de l’OM seront : Table en épicéa, provenance Allemagne Fond et éclisse de la guitare en Palissandre d’Inde Manche en Acajou du Brésil Cette nuit, il neige, puis le ciel se dégage et je vois les étoiles de ma fenêtre et de mon lit. Ce matin le soleil se lève sur des toits saupoudrés de blanc, le soleil fait briller le stylo avec lequel j’écris ces lignes. C’est beau. 

On commence par préparer les pièces de la guitare à la calibreuse pour obtenir l'épaisseur voulue de bois. Dominique repère les sonorités des morceaux de la table en tapant aux doigts. Il marque et décide à partir de cette écoute de placer une des planche sur la moitié de table qui traitera les aigus.


Il s’agit maintenant de rectifier les planches pour les assembler par collage. Il faut faire le joint parfait ! Celui-ci est fait au rabot à bois (varlope).

On  colle à froid à la Tite bond et on maintient en pression avec des scotchs de chaque côté. Le collage doit être parfait car il n’est pas question d’utiliser de serre-joints.
Vient le tour des éclisses qu’on dessine à l’aide d’un guide, puis on coupe l’excédent à la scie à ruban avant de finir à la fraise en retirant de la matière jusqu’au guide. Attention au sens d’attaque sur la fraise si on ne veut pas faire des éclats de bois (grave question existentielle sur le sens de la flèche…qui indique le sens de déplacement ou le sens qui nous mène à la fin de la pièce…euh j’en perds mon latin) Au secours Dominique. Je prépare également les deux blocs talon sur lesquels viendront se coller les éclisses et les contre-éclisses. Avec le guide de Dominique c'est du gâteau de faire les contre-éclisses dans une barette de ramin.

 

 
On détrempe les éclisses dans un bain d’eau chaude avant d’aller manger et cet après midi c’est le moment difficile du cintrage. Le fer est chaud, on va pouvoir attaquer le cintrage des pièces par rapport au gabarit de la guitare qui recevra la pièce courbée pendant le séchage…Je me fais la main sur une chute d’éclisse et c’est parti. Premier virage raté et je ne reste pas plat, du coup, je vrille la feuille. J’ai de la chance, le bois réagit très bien et se prête bien à mes erreurs de manipulations et je peux ou Dominique rattraper plusieurs fois des courbes mal placées ou trop serrées. Ouf ! 15min et une suée plus tard, l’éclisse gauche se trouve dans son moule, bien positionnée, avec seulement 3 serre-joints, preuve d’un cintrage bien fait. Les courbes épousent naturellement bien le moule. Vient le tour du pan coupé, côté par lequel on commence, sinon il serait très difficile de le réaliser en toute fin. La sortie du pan coupé se complique et là c’est le drame, à vouloir trop bien faire et reprendre un arrondi douteux pour en faire une belle courbe, je force de trop et sans m’en rendre compte je fends le bois à la base de l’éclisse. Une belle cassure qui tombe vraiment mal pour la suite des évènements. Le gabarit du pan coupé est retiré, car on ne peut plus le respecter avec la manœuvre qui a été faite pour déplacer la cassure dans une partie cintrée. Petite entorse au look final, mais qui assurera la solidité de l’instrument. 
 

 
Pour info, je me suis décidé à poser des filets de table et de fond blanc. Dominique trace la forme de la guitare sur les tables (on a choisi le côté extérieur) à partir du gabarit et je découpe à 5mm à l’extérieur du trait à la scie à ruban. On calle le fond et je trace un trait indiquant le joint. On retire à la dégauchisseuse les 2/3 de la matière sur la largeur de la fraise qui correspond aux deux filets juxtaposés.

 

 

Je positionne les filets et on place une barre métallique pour forcer sur le collage pendant une heure. On va souffler en regardant Stéphane passer son bouche-pore sur sa guitare. 1h plus tard, on défait la barre et on suspend les tables à un clou. C'est une journée bien occupée qui s'achève à 20h.

Jour 2

On jette un œil à la réparation d’hier soir sur l’éclisse. La cassure apparait encore franchement mais Dominique a bon espoir de rattraper sur la finition. La journée commence et s’annonce bien chargée. Au programme, pose de la rosace, collage des éclisses, des talons, collage des barrages de fond, etc… On attaque par le collage des talons sur les éclisses, pour cela, on referme le moule et on ajuste les éclisses sur la longueur pour que tout tombe correctement à la fermeture. Ceci fait, on serre-joint le tout et on pose ca dans un coin au séchage.


 


Après avoir passé le fond à la ponceuse, on vient coller la barre de renfort de fond. Celle-ci est centrée et vient renforcer le joint par l’intérieur.


 

On prend la table pour poser les filets de rosace. On repère le centre de la rosace et on y fait un trou qui permettra de caler le guide de la défonceuse. La défonceuse posée sur son guide permet de faire des ronds parfaits avec une fraise au diamètre du plus petit filet. Une fois les filets décaissés, on bourre de colle, il en sort de partout et on y insère dare-dare les filets en écrasant le tout à l’aide d’un marteau. Notre ami le sopalin se charge de l’excédent de colle et on pose un plastique dessus pour éviter de coller la calle qui nous sert de presse. Ca serait dommage ! Et voilà le résultat après séchage, pas mal hein :

 


Je trace les barrages de fond à l’aide d’un gabarit (pour obtenir le radius de la table), qu’il faut découper au plus près avec la scie à ruban. Puis il faut réussir, au lapidaire, à conserver la forme arrondie du barrage qui viendra en contact avec le fond… Pas facile, mais j’arrive à un léger creux et une bosse prêts à conserver une forme douce et régulière.

 

Ceci fait, je m’attaque au collage des contre-éclisses, après avoir retiré tous les serre-joints ayant servi au cintrage sauf ceux assurant la colle des talons. L’opération n’est pas trop difficile, mais je ne mets pas assez de colle par endroit et peut-être que des pièces se décolleront entrainant une vibration difficile à supprimer…je croise les doigts pour que la colle tienne ! Après avoir cherché à faire des grandes longueurs, je fini par suivre le conseil de Dominique qui préconise une pose par plus petit bout mais qui permet d’assurer la pose et le collage dans de bonne condition. La précipitation ne vaut rien de bon en Lutherie, ca pourrait être une des règles d’or numéro 1.

 

Le fond est fait, il faut ensuite faire la table lorsque le collage le permet. Ce coup-ci , je m’y prends mieux et je mets la dose de colle, enfin je crois.

 

Je me distrais un peu pendant la pose des contre-éclisses pour observer Dominique et Stéphane entrain de positionner le chevalet. Moment crucial… enfin, un de plus, quoi !

 

Dominique en a profité pour placer les barres de fond. Je découpe et évide le renfort en perpendiculaire pour y recevoir les barrages. Fin de la récréation, je file à la douche.

Jour 3  

Dominique m’annonce que le programme de la journée est normalement un peu moins soutenu que les jours précédents. Pour autant, on attaque de suite le collage des barrages de fond que j’avais préparé la veille. Je nettoie l’excédent de colle et je m’attèle aux barrages de la table.
 

Nous fabriquons les barrages de table à partir de morceau choisi d'épicéa. On reporte le radius de la table à partir d’un guide qu’il faut obtenir avec le lapidaire…l’opération se montre laborieuse et je réussis avec peu de succès à usiner deux petites pièces. Parfois il ne manque vraiment pas grand-chose, mais on ne peut pas se permettre de conserver un creux ou une bosse qui compromettraient le collage sur la table. Finalement, Dominique cherche à me fabriquer un guide pour usiner les pièces à la défonceuse et lors de ses essais, on se rend compte qu’on peut directement poncer les barrages sur le moules de table qui a l’arrondi parfait et qui est équipé d’une feuille à poncer avec un grain énorme (ce moule est utilisé pour poncer les éclisses, on le verra plus loin. Le premier essai est plutôt concluant, ouf, je peux finir mes barrages en 10 minutes alors que je m’acharnais depuis ¾ d’heure à fignoler 3 pièces… Une fois les barrages, poncés (1ere cure d’amaigrissement) et biseautés, Dominique dessine sur chacun la forme finale qu’il doit avoir. En fonction de son placement sur la table, il aligne la partie haute (le plus de matière) sur un point stratégique de la table. Ceci devrait permettre d’équilibrer la guitare. Les barrages pourront être revus plus tard au rabot en fonction de la correction que l’on veut apporter sur le son de la guitare. Seuls 5 barrages agissent nettement sur la sonorité de la guitare. Les autres sont là pour le renfort. Tous ces ajustements sont le fruit de son expérience et de son savoir-faire. Après passage des barrages au lapidaire on obtient quelque chose de beaucoup plus fin et d'harmonieux.
 

Je ne me lasse pas de regarder mon travail, tellement je trouve ça beau. On forme le X en évidant les 2/3 sur le barrage du dessous et le 1/3 restant dans l’autre. Le joint doit forcer un peu et être parfait et le dessous du barrage bien aligné pour assurer un collage parfait sur la table. Attention lors de la pose, il y a deux façons d’assembler le X, un qui donne un angle aigu et l’autre non. On peut s’aider du tracé sur la table en cas de doute. J’ai fait la bourde mais j’ai réagi suffisamment vite avant que le collage prenne, sinon il fallait refaire les deux pièces.

 

Moi entrain d’ajuster les pièces composant le barrage. Quelle concentration )) Bref, voila ce que ca donne :

 

Je vais maintenant attaquer le ponçage des éclisses de fond et de table à l’aide d’une curieuse machine, en tout cas dans l’atelier d’un luthier. Le but est d’obtenir sur les éclisses et contre-éclisses la courbe exacte correspondante à celle du dos et de la table pour que le collage puisse être puissant côté dos (utilisation de serre-joint) et non forcé côté table. Je garde la surprise de cette machine à ceux qui suivront le stage, ca fait partie du jeu ) Allez je vous donne un indice : Ca vous fera une belle jambe. Une fois les éclisses poncées on procède à l’ajustage de la table et du dos par rapport aux contre-éclisses. On pose également les barrages d’éclisses en travers de l’éclisse aux niveaux des barrages du dos .

 

 
Et voilà c’en est fini pour aujourd’hui. Demain, si tout va bien, on ferme la boite !

Jour 4

Ce matin, on va coller la table et le dos aux éclisses. Je fais les derniers ajustements pour que tout s’emboite parfaitement et je rajoute quelques contre-éclisses là où c’est nécessaire. On met la dose de colle, il vaut mieux en mettre plus plutôt que l’inverse. On fixe avec des serre-joints au niveau des barrages et on complète tout autour. 2h de séchage mini et on fait la même chose pour la table.


Lors du collage de la table, on constate un poil tard que l’ajustement au niveau du pan coupé n’est pas top alors qu’il l’était lors de la dernière vérification.

 

Dominique ne comprend pas d’où vient le problème, possible qu’on ait mal positionné la table lors du collage ou lors de mon ajustement des contre-éclisses sur les barrages ou lors de la pose des renforts ou j’ai tout simplement décalé le moule sans m’en rendre compte... dans tous les cas, j’ai merdé quelque part, mais il n’est pas question de forcer au collage pour faire se joindre les bords. On verra plus tard comment rattraper le coup. J’avoue que ca me fiche un coup au moral, surtout que tout tombait nickel juste avant. C’est que je commence à la désirer franchement cette guitare. D’autant que celle de Stéphane vient d’être vernie et elle est superbe. Pendant le séchage, je découpe le manche en acajou sur le tracé reporté à l’aide du gabarit.

 

Il s’agit de ne pas se louper, sinon il faut reprendre un autre bloc et redécouper, on fiche un manche en l’air dans ces conditions. J’assure la découpe et Dominique le passe au lapidaire pour ajuster les bords et redessiner la future tête de manche.

 

Je découpe du plaquage d’ébène qu’on assemble à une plaque de palissandre pour faire le dessus de la tête. Un bon paquet de colle et 6 serre-joints font l’affaire pour cela.


 

Dans un deuxième temps on découpe la touche en ébène. On y applique un radius de 12° à l’aide d’un outil à poncer dédié et on prépare les fentes qui vont accueillir les frettes.

 

 



Dans la série des galères et des loupés, la journée est exceptionnelle. Le placage de la tête qui ne pose généralement aucun problème n’a pas collé sur un côté et ressemble à un mille feuilles tout ondulé…heureusement un gros paquet de colle et un nouveau coup de serre-joint corrige le problème. Dans le genre boulette plus irrémédiable, je me suis gouré dans la mesure de l’axe de la touche que j’ai du coup positionné de travers (1mm de déviation) dans le guide. Résultat les frettes ne seront pas parfaitement perpendiculaires à l’axe réel du manche…Heureusement, il ne devrait y avoir que moi pour m’en rendre compte. Mais je ne pouvais pas en rester là, jamais 2 sans 3 dit-on, en perçant les trous qui accueillent les repères de touche, j’ai décalé la marque de la 15ème case d’1/2 mm vers le bas par rapport à l’alignement des autres repères. La fin de semaine est dure. Disons, que ca lui fera sa petite touche de caractère ! On s’apprête à usiner la tête du manche, mais Dominique doit reprendre son gabarit ce qui nous empêche de faire la découpe ce soir. On en reste là…la journée a été suffisamment chargée d’émotions.

Jour 5

Finalement on a fait la pause samedi plutôt que dimanche et on a reprend dimanche matin le ponçage de toute la guitare, éclisses, table et dos.

 

 

Ceci fait, je courbe les filets d’éclisses sur le moule qu’a préparé Dominique. Ca s'avère bien moins dure que de faire les éclisses.

 

On rajoute une pièce de bois au fond de la guitare au niveau du talon, car le jour laissé entre les deux éclisses ne serait pas couvert par la fileterie.

 

On ponce fortement le futur emplacement du manche pour avoir quelque chose de parfaitement droit et plan. On défonce la table en deux étapes, une première pour les filets d’éclisses puis une deuxième fraise pour les filets de table beaucoup plus fin.

 

Je manque de manger la table au niveau du pan coupé, car la guitare est relevée à cet endroit et je suis passé sur la bague de guide de la défonceuse et j’ai ripé un peu sur la table. 1/10ème de millimètre. Ca partira au ponçage…ouf j’ai eu chaud. Tout cela nous occupe la matinée.

Jour 6

Aujourd’hui nous avons prévu de poser toute la fileterie de la guitare et de préparer la tête du manche. Tout d’abord, on fait le tour de notre usinage pour parfaire la chose, on fait bien d’ailleurs puisque je n’ai pratiquement pas enlevé de matière dans le creux des hanches de la guitare. Plutôt que de remonter le guide, Dominique finit le travail à l’aide d’un cutter pour délimiter et avec le ciseau à bois pour retirer le bois en trop. Oups, je n’aurais pas osé faire ca, de peur de déraper et de laisser une belle entaille sur la table. Mais la maitrise est là. Je pose également le filet de fond qui traverse l’éclisse. On peut l’aligner parfaitement au centre grâce à la pièce de bois qui a été rajoutée hier. On utilise la petite défonceuse sur un guide pour préparer la venue des filets. On aperçoit encore la petite réparation de la veille qui nous permet de poser le filet dans l’axe de la guitare.



Je commence par poser les filets de la table qui sont les plus faciles à poser et les moins cassants. Dominique se saisit des gros filets blancs qui ont été cintrés la veille et on complète avec deux filets pré-collé blanc-noir-blanc plus un filet de cheveux blanc, j’ai fait ce choix de fileterie en concertation avec Dominique qui amorce la pose pour moi.


J’observe et je note le placement des mains qui permet de ne pas s’emmêler les pinceaux et de ne pas casser les filets en les manipulant de trop. Je suis tendu et ca n’est pas bon…j’ai chaud. On colle l’un après l’autre les filets en les recouvrant de colle pour accueillir le prochain. Je viens de finir la 1ère moitié de la guitare et il faut faire le biseau d’arrivée que Dominique avait fait pour moi au départ. Tout se passe bien et j’enchaîne. Pause déjeuner et on reprend le dos en début d’après midi après m’être offert 3/4h de jeu sur une guitare jazz manouche de Dominique : Bonheur ! Les filets, dits filets de cheveux (3/10 de millimètre) sont posés les uns après les autre comme précédemment, mais la moindre fausse manip et c’est la casse. Je suis plus confiant que ce matin et je fais ma première moitié sans problème. Je reprends seul la fin de la guitare et à part le passage difficile du pan coupé ou Dominique m’aide à maintenir les filets pour le collage j’arrive sans encombre au bout. Je fignole le tout et je cache tout ça sous des monceaux de scotch.  
 

Verdict demain, lors du déballage du paquet cadeau. Je vais essayer de dormir sans y penser. Car récupérer un mauvais collage de filet c’est quasiment impossible, ce qui veut dire qu’il faudrait repasser la défonceuse et recommencer…. Je croise les doigts. Pendant ce temps là j’essaie de découper une idée de logo (un chat) dans une chute d’ébène, ca n’est pas aisé, mais j’espère y arriver avant le moment fatidique du fond dur, ou il sera trop tard pour faire l’incrustation sur la tête. Fin du bal.

Jour 7 

Le programme est chargé aujourd’hui, il faut coller le manche, c'est-à-dire finir le talon et la tête, mettre la barre de renfort de manche et coller la touche si on peut. Je commence par déballer la guitare en ôtant les scotchs qui retenaient les filets…
 

Tout va bien, jusqu'à ce que j’arrive au niveau du pan coupé. De minces interstices apparaissent aux endroits où le filet n’a pas collé parfaitement aux courbes de la guitare. J’ai du mal forcé sur les scotchs bien qu’on s’attendait à des difficultés à cet endroit et que Dominique m’ait aidé à les positionner en forçant dessus pendant la pose des scotchs. C’est la vie. On verra plus tard pour colmater avec de la cyanolite et de la poussière de palissandre ou d’épicéa pour la table. Globalement le résultat est correct et j’attaque au racloir les filets qui dépassent pour aligner le tout.

 

Le racloir est très efficace et il faut vraiment faire attention à ce qu’on fait. Toujours au niveau du pan coupé, le filet dépasse énormément et en insistant un peu trop je biseaute légèrement le filet accentuant le décalage à ce niveau là. Je saurais pour la prochaine fois, c’est le métier qui rentre. On en profite pour passer la ponceuse partout en insistant sur les éclisses et le dos. Elle devient belle ma guitare !

 

Dominique trace le futur manche et je découpe à 2mm pour s’approcher de la forme finale du manche.

 

On va pouvoir à la défonceuse former la tête du manche en suivant le gabarit fait par Dominique. Tout se passe bien jusqu’à la dernière seconde ou en repositionnant le bas de la tête pour fignoler, la fraise fait voler en éclat le bois à cet endroit. Quelle poisse ! Il s’agissait vraiment du dernier passage. C’est le lot quotidien du luthier me dit Dominique qui doit sans arrêt trouver des solutions aux problèmes qui surgissent. Il va falloir trouver une astuce pour rattraper le coup. Penaud, je n’ai pas pris de photo de la bévue, dommage car la réparation ne laisse plus rien entrevoir maintenant. Dominique a réduit légèrement la tête et j’ai découpé la zone proprement en triangle pour y placer un bout de bois que j’ajuste à l’œil et au lapidaire. C’est magique, ca s’emboite parfaitement. Hop, un peu de colle et il n’en paraitra plus rien au ponçage et après le passage du bouche port. On perce également les trous qui vont accueillir les mécaniques. Dominique amorce la forme du talon du manche. Je dois aller jusqu’à la finition car ce sera plus compliqué de le travailler une fois collé.

 

 

Pendant que je finis le travail, Dominique défonce la partie qui va recevoir le manche de la guitare à partir d’un guide de sa fabrication. 

 

Le positionnement du manche est une étape complexe et cruciale, d’elle dépend la jouabilité de l’instrument. Tout repose sur la préparation de la partie d’éclisse qui reçoit le manche. On doit avoir quelque chose de parfaitement plan et perpendiculaire à l’axe de la guitare. Dominique a construit un outil qui permet de contrôler l’angulation du manche en fonction de la partie d’éclisse recevant le manche. On est plutôt pas mal, il suffira de corriger l’angle en ponçant la touche pour redresser le manche et réduire l’action.

 

On est nickel sur l’axe et la fileterie du dos tombe plutôt bien avec celle du manche.



Voila une guitare qui commence à ressembler à quelque chose. Et une fois le manche collé :

 

 

C’est fini pour aujourd’hui.

PS : Je me lance dans une nouvelle tentative de coupe de mon logo en augmentant les proportions et en coupant dans le sens du fil du bois. Le résultat est encourageant, je vais essayer d’améliorer celui-ci et de refaire une tentative maintenant que je commence à maitriser la scie fine. Je vais galber la patte de devant, rembourrer celle de derrière et sûrement refaire une queue que j’ajouterais au collage.

 

A suivre.

Jour 8
 
Il est prévu aujourd’hui de mettre en place la barre de renfort du manche, de coller la touche et de placer les frettes. Je fais quelques finitions au niveau du talon de la guitare. Finalement le résultat sur la photo n’est pas convainquant et je referai la pièce de fileterie.

 

Je ne suis pas encore familier de la défonceuse et je préfère laisser Dominique pratiquer la défonce pour placer la barre de renfort de manche. Il utilise pour cela un guide en bois, de sa fabrication qu’on fixe sur le manche. La cavité accueille pile poil la barre qui vient se placer en face du trou qu’on avait fait dans le barrage de la table quelques jours auparavant pour permettre son réglage.

 

On coule le tout dans la colle et je recouvre d’une baguette d’épicéa pour la finition.

 

 

Maintenant que la barre est posée, on va pouvoir coller la touche sur le manche. On positionne la 14ème case au niveau du corps de la guitare. Je coupe un peu du bout du manche pour faire une finition carrée qui laissera entrevoir la rosace entière. C’est une simple question d’esthétique et de gout. On repère la position de la touche à l’aide de scotch et on la fixe pour le collage avec des petites pointes.

 

 

Ceci fait, on place des serre-joints sur une calle adaptée pour forcer le collage.



La pause-déjeuner passée, on démoule et je m’attaque au filet de bord de touche. L’opération n’est pas très compliquée mais je m’applique à faire de beaux raccords. Ensuite, je m’attaque à la pose des frettes. Je peaufine la profondeur des fentes et je découpe les frettes à la bonne largeur en fonction de la position sur le manche. Voilà un aperçu de ce que ca va donner. Ca commence à ressembler de plus en plus à un manche de guitare.

 

La pose des frettes est assez facile, on remplit la fente de colle et on positionne la frette à l’aide d’un petit marteau en tapant d’un côté du manche vers l’autre bord en prenant garde de ne pas relever le côté déjà enfoncé de la frette. Il me reste du temps et je refais une tentative de découpe de mon logo en plaçant sous les conseils de Dominique, un morceau de plaquage sous l’ébène pour rendre la pièce moins cassante. Très bonne idée, ca s’améliore même si ca n’est pas encore parfait.

 

Cha' avance si je puis dire!

Jour 9 

Il est temps maintenant de finir le manche et de lui donner le galbe définitif. J’aimerais un manche assez rond, sans avoir un tronc d’arbre non plus. Dominique me propose d’essayer ses guitares: une archtop jazz acoustique magnifique (que j'acheterais volontiers si mon porte-monnaie me le permettait) et son OM…une pure merveille en palissandre de rio dont j’ai du mal...à lâcher le manche ;o) Mais je me suis fait une bonne idée de ce que j’aimerais comme manche. Le truc pour obtenir cette forme de manche est de ne pas trop attaquer la courbe près de la touche, sinon on obtient vite un manche en V. J’attaque donc l’arrondi assez haut en cassant l’angle et j’avance progressivement à la varlope, à la râpe et au racloir pour finir. Le passage des doigts sur la longueur et le travers du manche fournit de précieux renseignements sur les zones à adoucir ou à éviter au risque d’avoir des creux. Je prends réellement mon temps et après pas mal de tâtonnement j’arrive à un confort intéressant. Ma main épouse naturellement le manche. Je ne pense pas avoir jamais joué une guitare avec un manche si proche de la morphologie de ma main. J’ai fait un arrondi assez volumineux si on peut le traduire comme ca. Sur la photo, ci-dessous, Dominique me montrant comment faire pour travailler la forme du manche.

 

 

Le manche fini je passe la lime sur le bord des frettes pour un bon confort de jeu. Je passerai le bouche port demain, pour me laisser encore une occasion d’incruster mon chat dans la tête de guitare. Sur la photo, le résultat d'un nouvel essai.

 

 

 



Je suis têtu quand je veux!

Jour 10 

L’objectif de la journée est assez léger aujourd'hui, il faut poncer la guitare nickel avant le passage du bouche port et si je peux, incruster mon logo. A force de tentative, j’arrive enfin à un résultat qui me satisfait.

 

 

Il ne reste plus qu’a défoncer la forme dans la tête pour l’incrustation… On utilise pour cela un outil sensas, le Dremel, équipé d’une mini fraise. Je fais un premier essai sur une chute de palissandre sur laquelle j’ai décalqué la forme. Aie, aie, aie ca s’annonce corsé. Je n’arrive pas à voir correctement les traits et le Drémel accroche parfois et devient incontrôlable… Je n’arrive pas à emboiter mon logo dans l’empreinte que je viens de faire. Pas de panique! Je renouvelle l’essai et puis un troisième qui ne me mettent guère plus en confiance. Je commence à me résoudre à ne pas mettre de logo de peur de faire quelque chose de mal fait qui ruinerait l’aspect général de la guitare. On fait bien ou on ne fait pas, me dit Dominique. Je suis entièrement d’accord avec lui. Je laisse l’affaire là et je passe au ponçage de l’instrument. Voila qui m’occupe, pas loin d’une heure.Je n’ai plus trop le choix, c’est maintenant ou jamais pour le logo, on a une dégustation de prévue dans une cave de bourgogne ce soir et il ne s’agit pas d’être en retard pour l’évènement:-) C’est parti, je me lance. La phase de ponçage m’a finalement détendu et j’attaque plutôt zen le travail. Les minutes passent jusqu’à ce que finalement je relève la tête de mon manche. Je prend le chat et ca rentre presque nickel par endroit, mais ca coince au niveau de la queue. Quelques coups de Dremel que j’espère ne pas être de trop et tout fini par rentrer. J’appelle Dominique pour avoir son avis qui est très chaleureux. « C’est super ce que tu as fait, il n’y a plus qu’à coller et reboucher les interstices avec de la poussière de palissandre ». Ouf ! je respire et je suis content d’être allé au bout de mon idée. Dominique passe un peu d’acétone pour me montrer ce que ca donnera après le vernis. J’ai hâte d’y être.

 

 

Il est temps de passer aux choses sérieuses et j’attaque la pose du bouche port avec de la filasse. Juste avant on passe au pinceau du fond dur sur les filets pour les protéger et éviter que le bouche port n’y pénètre et les ternisse . L’opération va assez vite et j’en mets partout sauf sur la table. La touche a été protégée soigneusement avec du scotch.

 

On suspend le tout jusqu’à demain et on file se préparer pour la dégustation qui nous attend. Miam, Miam ou plutôt, Slurp, Slurp.

Jour 11

Petite journée en perspective avec un départ vers 13h pour la gare. Bigre, c’est passé trop vite et je ne me réjouis pas à l’idée de reprendre le travail lundi. Je crois que je vais avoir de la guitare plein les yeux. Donc finalement je me contente de poncer toute la guitare pour la préparer au vernissage. Dominique se chargera de cette étape délicate qui assura le rendu visuel de la guitare. 
 

La tête de la guitare poncée:

 

Je reprendrai la main pour le polissage, la pose du chevalet, sillet, etc. plein de choses intéressantes qu’il me tarde déjà de faire. Pause obligatoire de 15 jours !

Jour 12

Je retrouve Dominique Bouges avec plaisir et ma guitare, vernie ! Ca me fait bizarre de la retrouver sous un aspect très différent de celui qu’elle avait 15 jours plus tôt. La table ressort très blanche et les éclisses très rouges. Il me faut un petit temps pour m’y faire mais je finis par réellement apprécier le rendu. Ca n’est pas aisé de reprendre le rythme après une coupure si longue.

Mon premier travail consiste à finir de poncer la dernière couche de vernis avant le polissage. Il ne doit plus rester aucune zone brillante. Il faut faire ça de façon très douce au risque sinon de passer à travers le vernis. A l’aide de la lime que j’ai utilisé pour poncer le bord des frettes, je casse la légère couche de vernis qui s’est infiltrées sous le scotch avant de retirer celui-ci. Je suis mal positionné lorsque je fais ça, je ripe et je mets un coup de limes sur deux frettes…c’est très dommage, car il faudra surement rattraper les frettes du dessous pour éviter que ca frise lorsqu’on posera les cordes. C’est vraiment ballot comme boulette. Je retire le scotch de la touche et en voulant gratter un excédent de vernis à l’ongle sur la dernière case, ma main ripe et je marque la table profondément avec l’ongle. Le vernis n’est pas encore totalement dur, malheureusement pour moi. Comme je le disais la reprise est dure.

Dominique m’avait prévenu qu’après le vernissage, il fallait être extrêmement prudent avec tout ce qu’on faisait sur la guitare. Il espère pouvoir atténuer un peu au polissage les marques, mais certaines resteront visibles. On envisage la pause d’une plaque de protection pour masquer la boulette. Je ne suis pas fan généralement de ce genre de chose, mais la situation l’impose. On verra après polissage. On vérifie régulièrement le rendu au cours du polissage. On passe un chiffon doux pour retirer la pâte à polir et on voit apparaître le brillant du vernis. C’est vraiment génial. Il faut faire attention de ne pas attaquer par les bords au risque de se faire arracher l’instrument des mains par la machine. Il faut vraiment tenir fermement l’instrument. A la fin du polissage, mes marques d’ongles sont toujours visibles, on collera demain la plaque de protection qui devra forcément être opaque.

Dominique découpe une pièce d’ébène dans laquelle je fabrique le chevalet. On reporte la forme à partir d’un gabarit et je ponce le fond de la pièce sur une cale à poncer ayant le même radius que la table pour ajuster la pause et le collage. Dominique repère à l’aide d’un outil la position exact du chevalet par rapport à la 12ème case. Il y a deux petites pointes qui indiquent la place du sillet. On trace ainsi la ligne représentant la place du sillet. Dominique procède à la défonce de la rainure qui accueillera le sillet. Il ne faut pas trop creuser sinon on aura un sillet immense pour arriver à la bonne hauteur de corde, de même un sillet trop court sera problématique pour l’angle d’arrivée des cordes sur le sillet. Tout cela est très difficile à apprécier pour le novice que je suis. On creuse un peu plus car on doit ajouter le micro piezzo. On perce également un trou dans la fente de sillet pour le passage du câble de micro.

 

 

On repère à la règle les cordes de Mi et les cordes intermédiaires à l’aide d’un outil qui tient compte de l’épaisseur des cordes et qui garantit un espacement équidistant. Je pré-perce les trous accueillant les chevilles dans l’alignement des cordes.

Il faut maintenant affiner la forme du chevalet, c'est-à-dire retirer de la matière en respectant ce qui a été positionné précédemment. Mon utilisation du lapidaire n’est pas encore assurée et je n’arrive pas à me tenir à la forme standard du chevalet de l’OM. En corrigeant mes erreurs j’arrive petit à petit à une forme originale qui me plait bien qu’elle ne soit pas celle prévue. Dominique de retour d’une course regarde le résultat et convient que ca n’est pas mal non plus comme ça. Tant mieux, sinon il fallait repartir de zéro.

 

 

Il faut faire sauter le vernis sur la zone de collage du chevalet. On repositionne correctement le chevalet on le fixe temporairement sur la table par deux petits trous dans lequel on insère deux petits morceaux de cure-dents. Pas bête !

 

 

Ceci fait, à l’aide d’un cutter, Dominique trace le contour du chevalet sur la table. L’erreur n’est pas permise. Une fois fini, on retire le chevalet et je m’attaque à faire sauter le vernis dans la zone délimitée avec une lame de rasoir. Cela me prend plus d’une heure d’intense concentration et d’effort pour ne pas riper et rayer la table.

 

L’opération est réussie et on va pouvoir coller le chevalet avant de finir la journée. Le moment tant attendu approche.

Jour 13 

Je nettoie le manche et les restes de vernis sur le filet de touche en grattant avec une lame de rasoir. Je ponce légèrement les frettes que j’ai abîmées hier et je passe un coup de paille de fer sur toute la touche assez fermement. Je reporte sur le sillet de tête l’arrondi du manche en posant le crayon sur la première frette qui me sert de guide. Je ponce au lapidaire l’excédent pour arriver à mon tracé et Dominique biseaute le dessus du sillet et les tranches. J’ajuste la largeur du sillet à celle du manche avec soin. On ne colle pas le sillet, il s’ajuste suffisamment bien dans mon cas. On peut éventuellement mettre une goute de cyanolite si nécessaire, mais il faut garder à l’esprit que c’est une pièce de la guitare qu’on doit pouvoir changer facilement.

 

 

Dominique entreprend de percer les trous de chevilles dans le chevalet avec un foret de 5mm. L’opération est délicate car l’ébène est très dure et il ne faut pas se rater, comme toujours. A l’aide du Dremel on entaille le chevalet pour négocier le bon angle d’attaque de la corde sur le sillet.

 

 

Dernier coup de perceuse pour la prise jack du micro à l’arrière de la guitare. Dominique me fait monter les cordes pour marquer la position des cordes sur le sillet de tête et vérifier que notre réglage est bon au niveau du chevalet. Je monte pour la première fois les cordes et c’est une émotion forte lorsque j’entends le premier ré de la guitare. Incroyable elle produit un vrai son de guitare, j’en suis tout bouleversé et je monte mes cordes de travers, incroyable ça ne m’était jamais arrivé en 17 ans de guitare )

 

 

Ceci fait, je démonte les cordes et Dominique passe une dernière fois la guitare au polissage.
 
 

Elle brille!

 

Contrairement aux apparences, on n’a pas encore fini car le réglage de la guitare n’est pas une mince affaire. Je monte le jeu de corde à nouveau et on entame le réglage de la hauteur des cordes sur le manche. Cette étape est cruciale, car avant de commencer la guitare est quasiment injouable tellement les cordes sont hautes et la sonorité ne me semble pas nickel. On ponce progressivement le sillet corde après corde jusqu’à obtenir le confort de jeu désiré tout en évitant de descendre trop bas, sinon c’est la frise assurée. La corde de Si frise en 10 et 12 à cause de mon coup de lime accidentel.
On doit avec une calle en équerre poncer légèrement toutes les frettes des cases du dessous jusqu’à ce que l’on supprime le phénomène. Finalement, je laisse Dominique achever le réglage car je vais à la vitesse d’un escargot en plein sprint. Une fois le réglage fini, je reprend la guitare en main et c’est le jour et la nuit. La guitare est totalement jouable et le son plus clair. Je me fais vraiment plaisir à jouer mes premiers morceaux. Difficile de transcrire ces moments là par des mots.

 

 

Notre dernière opération consiste à choisir et poser la plaque de protection. On opte pour un modèle dans les tons rouges qui rappelle la couleur des éclisses et du fond. Je la découpe pour l’ajuster à la guitare et de façon qu’elle recouvre ma bêtise d’hier. Finalement j’aime assez le rendu, Je trouve que la plaque habille la guitare. Un adage bien connu dit: "Il n’y a que les c… qui ne changent pas d’avis" )

 

 


Pour conclure : J’espère vous avoir fait partager le plaisir que j’ai eu à fabriquer ma guitare. Mon but était également de vous faire réaliser la somme de travail nécessaire à la réalisation d’un instrument de qualité et d’exception, fait à la main. Je souhaite à tous les amoureux de la guitare d’avoir la chance de vivre cette aventure et de pouvoir savourer ce moment magique où l’on joue son instrument. Un grand bravo, à Dominique pour la qualité de son encadrement. Grâce à ses coups de pouce, j’ai ainsi pu faire le plus bel instrument dont j’étais capable. Je garderai en tête son désir d’excellence, son amour de la guitare qu’il partage avec les musiciens. Je suis enchanté et je trouve qu’elle sonne terrible cette guitare en plus d’être très belle. N’est ce pas ?

 

 

3 Commentaires

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3 notes
Notes pour Stage de lutherie chez Dominique Bouges | Sweepyto : 5/5 sur 3 notes
#3
28/01/2011 14:57:40
Félicitation pour cette belle guitare, dommage qu'elle frise ! Ca devait être une belle experience, merci de nous l'avoir fait partagé.
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#2
29/12/2010 15:41:51
Sur un site, ils te vendent des kits pour faire ta propre guitare.
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#1
26/11/2010 11:50:30
Ah le rêve de pouvoir faire sa propre guitare, on remarque que c'est pas facile mais qu'est-ce que ça doit être passionnant et toucher le bois, tout assembler... le rêve...
Par contre j'ai tout lu et je n'ai pas vu le prix et vu que j'aimerais moi aussi passer le cap et trouver à fabriquer ma propre guitare j'aimerais savoir l'investissement que je devrai faire.
En tout cas super dossier.
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